Reykjavik à pied, à votre rythme
La capitale la plus au nord du monde tient dans un après-midi de marche — à condition de savoir ce que vous regardez. Voici le guide complet : la balade elle-même, les excursions qui valent une réservation, et ces saisons qui changent tout.
Reykjavik est petite. Environ 140 000 habitants, un centre ancien qu'on traverse en vingt minutes, et presque tout ce pour quoi vous êtes venu se trouve sur ce trajet — ou à un bus de là.
C'est le piège. La ville a l'air de se « faire » en une matinée. Alors on photographie l'église, on photographie le Sun Voyager, et on repart sans avoir appris pourquoi un peuple de pêcheurs a battu la Royal Navy, ni pourquoi une route ici contourne un rocher au lieu de le percer.
Ce sont les histoires qui comptent. D'où le Reykjavík City Walking Tour : 27 étapes en autonomie, de la statue du fondateur de la ville jusqu'à une butte d'herbe coiffée d'un séchoir à poisson, près du port. Vous lancez, vous marchez, vous vous arrêtez où vous voulez. Deux heures et demie — ou tout un après-midi si vous vous arrêtez pour un café. Ce qui arrivera.
30 secondes du début, en anglais
Le Reykjavík City Walking Tour
Écrit par des journalistes et des historiens, raconté par Y'Own — un pêcheur de Reykjavik qui a du temps devant lui avant de reprendre la mer.

- 27 étapes audio — Hallgrímskirkja, le Sun Voyager, Harpa, le musée du punk, l'ICGV Óðinn, Þúfa et le reste
- Carte GPS hors ligne : elle montre où vous êtes, mais c'est vous qui lancez chaque enregistrement une fois sur place
- Illustrations pour savoir quel bâtiment vous avez sous les yeux
- Livraison immédiate — l'e-mail d'activation arrive en quelques minutes
- Ni groupe ni horaire — vous partez le jour et à l'heure qui vous arrangent
Pourquoi Reykjavik mérite mieux qu'une escale
Il y a mille ans, un Norvégien nommé Ingólfur Arnarson a jeté par-dessus bord les piliers sacrés de son siège et laissé les dieux choisir. Ses esclaves ont mis trois ans à les retrouver, échoués dans une baie pleine de vapeur. Il l'a appelée Reykjavík, la baie fumante. Cette vapeur explique encore pourquoi votre douche sent légèrement le soufre.
L'Islande a ensuite passé mille ans à être gouvernée par d'autres. La Norvège, puis le Danemark, puis un monopole commercial piloté depuis Copenhague qui a étranglé l'économie deux siècles durant. L'indépendance est venue par étapes et ne s'est achevée qu'en 1944. C'est hier, à l'échelle d'une vie — et ça se sent : ce pays s'étonne encore un peu de se diriger lui-même.
La lumière fait tout le voyage
Rien ne façonne autant un séjour ici que le ciel. De mai à juillet, le soleil ne se couche presque pas et la ville veille avec lui. En novembre et décembre, vous avez quatre ou cinq heures de jour exploitables, et tout votre programme doit tenir dedans.
En échange : les aurores. De septembre à avril environ, par nuit noire et ciel dégagé, on les voit depuis la ville. Le phare de Grótta et le front de mer de Sæbraut sont les postes habituels. Ni la saison ni une excursion ne garantissent quoi que ce soit. Un ciel clair, si.
Presque tout ça est gratuit
La balade ne coûte rien. Le centre de Reykjavik est un musée à ciel ouvert : les fresques, le port, l'étang, le parlement, la rue arc-en-ciel. Les payants se comptent sur les doigts — l'ascenseur de la tour de Hallgrímskirkja, Perlan, les musées, et les bassins géothermaux (quelques centaines de couronnes, largement mérités). Gardez le budget pour les excursions. C'est là que l'Islande devient chère.
Ce que coûte vraiment ReykjavikUne ville qui assume ses bizarreries
Reykjavik a un musée du phallus, un musée du punk installé dans d'anciennes toilettes publiques, une fresque de vampire et une locomotive à vapeur qui n'a jamais eu de voie ferrée. Pendant dix-sept ans, la télévision s'arrêtait en juillet pour que les gens sortent. Une fois, la ville a fait tomber un gouvernement à coups de casseroles.
Rien de tout ça sur les cartes postales. Tout ça sur le parcours.
Ce que vous verrez en chemin
Six étapes sur vingt-sept. Les autres, vous les rencontrerez en marchant.

Hallgrímskirkja
L'église en colonnes de basalte, et la meilleure vue de la ville depuis sa tour

La rue arc-en-ciel
Skólavörðustígur, peinte pour la Pride et jamais effacée

Harpa
Une ruche de verre bâtie pendant un krach qui a failli l'emporter

Le vieux port
D'où partent les bateaux à baleines — et où les guerres de la morue se sont gagnées

Whales of Iceland
Vingt-trois baleines grandeur nature dans un hangar sombre, au bord de l'eau

Þúfa
La fin du parcours : une colline en spirale coiffée d'un séchoir à poisson
Comment fonctionne l'audioguide
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Installez l'application TouringBee, activez, téléchargez la visite en Wi-Fi à l'hôtel.
Marchez
La carte hors ligne montre où vous êtes. Arrivé à une étape, vous lancez la lecture — l'application ne vous coupe jamais la parole.
Gardez-la
Un an d'accès. Revenez en hiver et refaites le même parcours dans le noir.
Reykjavik en pratique
Réservez les payants avant de partir
Reykjavik affiche rarement complet, mais ce pour quoi les gens prennent l'avion, si : Blue Lagoon, Sky Lagoon, bateaux à aurores et Cercle d'Or en été. Réserver à l'avance évite aussi de réorganiser la balade autour d'une file d'attente.
Billets Reykjavik sur TiqetsExcursions et billets
La balade couvre la ville. Tout ce qui suit en sort — et ce sont les réservations à faire avant d'atterrir.
Vous conduisez ? Réservez tôt
Le Cercle d'Or et la côte sud se vivent mieux au volant : vous vous arrêtez où vous voulez et vous échappez à l'horaire du car. Le parc de location islandais est petit et l'été part des semaines à l'avance. C'est l'une des rares réservations à boucler avant de décoller.
Comparer les locations Voiture ou excursion ?Les autres balades audio TouringBee
L'Islande a commercé avec Copenhague deux siècles durant — sous contrainte. La visite raconte cette histoire ; autant entendre l'autre version.
Copenhague
La ville qui a tenu l'économie islandaise deux cents ans, parcourue en trois heures environ.
Copenhagen Walking TourOslo
Le point de départ, à peu près, d'Ingólfur Arnarson — et le début des sagas.
Oslo City Walking TourPréparer votre visite
Y aller
Excursions
Le timing
En ville
L'eau
Pratique
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il à Reykjavik ?
Deux journées pleines suffisent pour la ville : une pour la balade et les musées, une pour un bassin géothermal ou le port. Ajoutez un jour par grande excursion — un pour le Cercle d'Or, un pour la côte sud. On sous-estime presque toujours le temps passé en véhicule pendant un séjour en Islande.
Le centre se fait-il à pied ?
Entièrement. Les 27 étapes représentent environ 5 km, quasiment sans dénivelé, sauf la montée de Skólavörðustígur vers l'église. La contrainte, c'est la météo, pas la distance.
L'audioguide se déclenche-t-il tout seul en marchant ?
Non, et c'est voulu. La carte hors ligne montre où vous êtes, mais c'est vous qui lancez la lecture en arrivant. La précision du GPS d'un téléphone varie trop pour que le déclenchement automatique soit fiable. En manuel, vous ne ratez jamais une histoire parce que votre téléphone vous croyait dans la rue d'à côté.
Faut-il de la data pendant la balade ?
Non. Téléchargez la visite une fois en Wi-Fi : tout fonctionne hors ligne, carte comprise.
Peut-on voir les aurores depuis Reykjavik même ?
Oui, par nuit noire et ciel dégagé, de septembre à avril environ. Le phare de Grótta, sur Seltjarnarnes, et la portion sombre du front de mer de Sæbraut sont les spots habituels. La pollution lumineuse du centre joue contre vous, et les nuages l'emportent sur tout : aucune saison ni aucune excursion ne peut promettre une aurore.
Reykjavik est-elle chère ?
Les restaurants et l'alcool, oui, franchement. La ville, non : la balade, le port, les fresques et les parcs sont gratuits, l'eau du robinet est excellente, et les bassins géothermaux coûtent une fraction du Blue Lagoon. Le budget part dans les excursions et les dîners.
Comment s'habiller ?
Veste imperméable, couche chaude, chaussures antidérapantes et bonnet, quel que soit le mois. Le parapluie ne sert à rien : le vent de Reykjavik le détruira, et les habitants le remarqueront.
L'audioguide existe-t-il en français ?
Le Reykjavík City Walking Tour est pour l'instant raconté en anglais. D'autres visites TouringBee existent en huit langues.
Marchez avec les histoires
Vingt-sept étapes, deux heures et demie, et un pêcheur nommé Y'Own qui vous explique pourquoi rien de tout cela n'est ce que vous croyez voir.